Isabelle de Charrière,
Lettres neuchateloises ; Mistriss Henley…
(1908)
“ « Quoi ! me disais-je, aucune de mes impressions ne sera devinée ! aucun de mes sentiments ne sera partagé ! Aucune peine ne me sera épargnée ! Tout ce que je sens est donc absurde, ou bien M. Henley est insensible et dur. Je passerai ma vie entière avec un mari à qui je n'inspire qu'une parfaite indifférence, et dont le cœur m'est fermé ! » Adieu la joie de ma grossesse ; adieu toute joie ! Je tombai dans un profond abattement. Mistriss Grace s'en aperçut la première, et en parla à M. Henley, qui n'en imagina pas la cause. ”
