Résumé

Collectif La Gerbe, nouvelles et poésies…

Pour mourir, n’est-ce pas ?... Enfant, vous êtes resté jeune en dépit des années ; votre cœur, comme votre visage, a vingt ans... et vous parlez de mourir !... Mais vous ne l’aimez donc pas, cette Anina, puisque vous ne tenez pas à son estime, puisque vous ne voulez plus veiller sur son bonheur ? Qui vous dit que cet acte insensé ne sera pas un jour pour elle une douleur inguérissable ?... À ses yeux, vous êtes un ange ; pourquoi désillusionner cette pauvre enfant en vous montrant un homme, non pas un homme fort et vertueux, mais un homme faible ?...
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Collectif La Gerbe, nouvelles et poésies…

C’est que tout le monde à Fontenay connaît Belle et Bonne, ainsi que tout le monde la connaissait dans le quartier Clignancourt autrefois, et chacun s’intéresse au bonheur de sa gentille Clara qu’elle marie.
Parmi les garçons d’honneur, on remarque un homme de taille moyenne, mais élégante, dont la beauté mélancolique attire d’autant plus les regards des femmes qu’elle contraste avec la gaîté générale. On s’intéresse malgré soi à ce front couvert d’ombres, à ce sourire qui semble errer à mille lieues de là, à cette douceur, triste sans amertume, qui paraît indifférente aux choses de la terre.
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Une jeune femme, forte et gracieuse, en soutenait une autre, pâle, amaigrie, méconnaissable ; c’était Belle et Bonne avec la malheureuse Anglaise dont le découragement touchait au désespoir.
Depuis les huit jours écoulés après l’enlèvement de sa fille, elle n’avait rien découvert ; le charlatan n’avait reparu ni à la police, ni à la Chaumière. Si Belle et Bonne, qui la voyait chaque jour, n’eût été là pour soutenir son courage et sa confiance dans l’aventurier, elle l’eût fait de nouveau arrêter et interroger, tant son impatience était grande, tant le doute reprenait d’empire sur son esprit.
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