Benjamin Constant,
Le Cahier rouge de Benjamin Constant
“ Voilà toujours, dit-il, ce que j’avais craint de cette course. Il m’embrassa, me dit le bonsoir et je me couchai. Je restai tout abasourdi de cette réception qui n’était ni ce que j’avais craint, ni ce que j’avais espéré. Au milieu de ma crainte d’être traité avec une sévérité que je sentais méritée, j’aurais eu un vrai besoin, au risque de quelques reproches, d’une explication franche avec mon père. Mon affection s’était augmentée de la peine que je lui avais faite. J’aurais eu besoin de lui demander pardon, de causer avec lui de ma vie future. ”
