Résumé

Pierre Nicolas Berryer Derniers Voeux d'un vieil électeur de 1789 pour l'avenir de la France et de la civilisation… (1841)

Les entreprises, même indirectes de la presse contre le pouvoir qu'elles attaquent bien plus que son personnel, les saturnales des théâtres, doivent sans cesse exciter son intolérante sollicitude. En politique l'impunité des offenses est un coup mortel porté au coeur de l'État. En décrétant la liberté de la presse, la charte de 1830 n'a pu entendre qu'elle décrétait la licence. Tout ce qui tend à déconsidérer et à avilir les autorités constituées doit être sévèrement interdit et rigoureusement puni. La censure licite des actes du pouvoir ne doit jamais aller jusqu'à l'injure.
Source : Gallica

Pierre Nicolas Berryer Derniers Voeux d'un vieil électeur de 1789 pour l'avenir de la France et de la civilisation… (1841)

Les fondateurs de la Banque de France ont été, presque tous, des banquiers ou des négocians fortunés ; gens connaissant le prix de l'argent, amateurs des gros intérêts, peu partisans des risques.
L'établissement qu'ils faisaient instituer par une loi, pour être unique dans le royaume, n'était autre chose qu'un monopole de crédit, envahissant toutes les places sous un régime de liberté. La banque de France aurait seule le droit de créer et d'émettre une espèce de papier monnaie de commerce, destinée à faciliter tous les échanges du négoce.
Source : Gallica

Pierre Nicolas Berryer Derniers Voeux d'un vieil électeur de 1789 pour l'avenir de la France et de la civilisation… (1841)

Dans les traditions qui lui sont faites du juste et de l'injuste, le peuple sait discerner et faire ses applications. Dans son seul bon sens naturel, il juge parfaitement, par exemple, qu'il y a inconséquence et vexation à percevoir l'impôt sur le néant; à plus forte raison sur ce qui n'est que passif, ou ce qui atteste le malheur.
Dans notre siècle de raison et de philantropie pourtant, on en est venu, dans l'intérêt du fisc, à soumettre à l'impôt, aux droits
de timbre et d'enregistrement, entre autres, des masses passives qui manifestement n'en comportent pas la perception.
Source : Gallica

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