G. Bichoffe

Résumé

G. Bichoffe Fonction publique et contrat (1927)

Le fonctionnaire et l'administration se trouvent liés par un « contrat de service public » ou de « fonction publique ».
Ce contrat, nous n'en tenons que le nom et l'inspiration : le moment est venu d'analyser de plus près ses caractères propres. Et cela revient à se
demander si les règles civiles du contrat, telles que les construisent les auteurs de droit privé, répondent à la réalité, ou s'il ne faut pas leur substituer quelqu'autre conception contractuelle, particulière au contrat de fonction publique, mais encastrée pourtant dans la théorie générale du contrat administratif.
Source : Gallica

G. Bichoffe Fonction publique et contrat (1927)

Le Code civil lui-même met en échec le principe de l'autonomie de la volonté dans les contrats, lorsqu'il décide que la « lésion » est une cause de nullité (2) . La lésion est, à l'évidence, le défaut d'équipollence dans un échange ou dans tout autre contrat du même type. Seulement le Code civil dissimule cette brèche sous couleur de vice du consentement : le défaut d'équipollence ne donne ouverture à nullité qu'à titre de présomption propre à révéler un vice du consentement (3) .
Source : Gallica

G. Bichoffe Fonction publique et contrat (1927)

N'aperçoit-on pas que, sous prétexte de sauver le principe d'autorité dans l'administration, la doctrine met en péril le fonctionnement régulier des services publics, dont beaucoup de ses représentants font le principe fondamental du droit administratif et dont la première exigence est la stabilité du personnel ?
Il n'y a pas de stabilité qui ne repose sur la confiance, pas de confiance qui ne repose sur le sentiment du droit.
Source : Gallica

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