Résumé

Germain Arnaud Mémoire sur les États de Foix… (1904)

L'auteur du « projet de réforme » se plaint des « maux que le pays souffre de ce que, par le crédit que certains gentilshommes ont acquis aux Etats, à la faveur de leurs vassaux, qu'ils y ont fait introduire sans ordre du roi et contre l'établissement fait par les Comtes de Foix, ces gentilshommes réussissent dans le dessein qu'ils y forment, soit pour leurs intérêts particuliers, soit pour ceux de leurs amis, lesquels ne sont pas toujours les plus justes, soit encore pour remplir de leurs créatures les charges des Etats, en sorte qu'ils en sont les maîtres. »
Source : Gallica

Germain Arnaud Mémoire sur les États de Foix… (1904)

Dans les premières années de la Révolution, la vie publique sera bien plus intense dans le Comté de Foix et le diocèse de Mirepoix, pays d'Etats, que dans le Couserans, pays d'élections.
Les Etats ont défendu les ordres et les individus contre les agents du pouvoir absolu.
Ils ont défendu aussi les privilèges de la province, des ordres, des communautés, privilèges qui représentaient une victoire des groupements locaux contre les tyrannies féodale et royale. Grâce aux Etats,
le pouvoir absolu ne s'étendit jamais pleinement sur le Comté de Foix.
Source : Gallica

Germain Arnaud Mémoire sur les États de Foix… (1904)

C'est un procédé si extraordinaire qu'il est sans exemple qu'un président des Etats quitte l'assemblée lorsque le gouverneur et commissaire, qui représente la personne du roi, y entre pour y porter ses ordres. M. le comte de Rabat je vous charge par exprès de faire opiner sur les 1.000 livres et je ferai savoir au roi la désobéissance que vous et d'autres pourrez faire à ses ordres. » A ce moment, l'évêque de Pamiers rentre dans la salle et il se produit un désordre et une confusion inexprimables, « la plupart prenant la liberté de parler hors de leur rang et sans permission du président. »
Source : Gallica

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