Résumé

Coup d'oeil sur l'esprit public du midi de la France… (1818)

Ce fut avec empressement que l'on y vota cette foule de lois d'exceptions qui sont le plus terrible orage qui peut peser sur une nation. La liberté de la presse fut détruite ; c'est aussi le plus grand ennemi des partis; c'est par elle que l'opinion fait justice de l'arbitraire. Il ne fallait pas également que les projets des ultra-royalistes fussent mis au grand jour, que les moyens auxquels ils avaient eu recours fussent connus, et que leur conduite fût publiée; les horreurs dont le Midi était témoin devaient être cachées dans l'ombre
Source : Gallica

Coup d'oeil sur l'esprit public du midi de la France… (1818)

Toutes les villes du Midi nous offrent à cette époque le même spectacle , et nous ne trouverons jamais dans la suite une opinion aussi uniforme et aussi générale. On ne voyait partout que les signes les plus énergiques d'une vive allégresse ; la chute du despotisme et le retour d'une paix si vivement désirée remplissaient tous les coeurs d'une joie bruyante, et elle donna lieu à toutes les scènes les plus animées qu'elle peut produire dans un pays où les désirs sont des passions , et où les passions tiennent souvent du délire.
Source : Gallica

Coup d'oeil sur l'esprit public du midi de la France… (1818)

En même temps que le ministère ébranlait par ces divers moyens le pouvoir des ultra-royalistes du Midi, l'esprit public faisait des progrès qui devaient aussi le soustraire à l'influence de ce parti. A mesure que l'on s'éloignait du moment de la terrible réaction, les passions qui l'avaient produite, s'affaiblissaient insensiblement et faisaient place au besoin du calme et de la paix. Les violences dont ce pays avait été témoin, furent blâmées ; les vrais motifs qui les avaient dictées, furent dès ce moment un peu mieux connus. Les haines particulières qui s'exaspèrent toujours.
Source : Gallica

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