Alexis-Georges Favre

Élements biographiques

Alexis-Georges Favre,  Appel aux prêtres

“ Dans vos écoles, vos séïdes emploient les deux tiers du temps à enseigner les mystères, les miracles et toutes les fadaises avec lesquels vos prédécesseurs ont abruti la France du Moyen-Age ! Votre calcul nous est connu : Vous savez que le temps perdu se retrouve difficilement et que le travailleur, une fois à la glèbe, n'a plus le temps de vous combattre et de montrer l'erreur que vous propagez.
En avant, hommes noirs !
La patrie se meurt, elle appelle tous ses enfants. N'avez-vous pas de patrie, vous qui n'avez pas d'enfants, et dont les voeux contre nature sont la négation de la famille ?
”
Source : Gallica

Alexis-Georges Favre,  Un anniversaire du Deux Décembre…

“ Oui, Monsieur le Commandant, Alexis Favre, ce misérable coquin qui déshonore Voiron par sa présence et ses manoeuvres honteuses, a su trouver 35 imbéciles pour aller avec lui, bêtement et lâchement, cracher à la face d'un homme âgé dont la probité est connue de tout le canton et qui n'a qu'un tort, celui de dire trop crûment ce qu'il pense. Sans doute à l'époque où nous vivons, il aurait dû garder pour lui ses opinions; j'ai, comme beaucoup d'autres, déploré cet imprudent sermon, mais l'idée d'insulter un homme aussi honorable ne m'est jamais venue. ”
Source : Gallica

Alexis-Georges Favre,  Résultat et histoire de ma première satire (1874)

“ Le siècle du travail sera fatal aux pieuvres.
Tu verras, mon enfant, s'unir les travailleurs, Embrassant la science et riant de la fuite De ceux qui sont repus de nos grains les meilleurs, De l'usurier enfin, du pitre et du jésuite.
Tu vois qu'il ne faut pas te désoler beaucoup Si l'auteur de tes jours ne veut pas te connaitre; L'agneau peut vivre en paix loin de l'antre du loup ; Il sera tout pleuré s'il vient à disparaître.
Si devant son palais tu passes le front haut, Regarde avec mépris ce luxe ridicule, Etalé sottement par un ancien maraud Ayant changé de nom.
”
Source : Gallica

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