Résumé

Alexis-Georges Favre Résultat et histoire de ma première satire (1874)

Le siècle du travail sera fatal aux pieuvres.
Tu verras, mon enfant, s'unir les travailleurs, Embrassant la science et riant de la fuite De ceux qui sont repus de nos grains les meilleurs, De l'usurier enfin, du pitre et du jésuite.
Tu vois qu'il ne faut pas te désoler beaucoup Si l'auteur de tes jours ne veut pas te connaitre; L'agneau peut vivre en paix loin de l'antre du loup ; Il sera tout pleuré s'il vient à disparaître.
Si devant son palais tu passes le front haut, Regarde avec mépris ce luxe ridicule, Etalé sottement par un ancien maraud Ayant changé de nom.
Source : Gallica

Alexis-Georges Favre Résultat et histoire de ma première satire (1874)

Vous obligez le public a se poser toutes ces questions en m'accusant d'avoir désigné M. Monnet-Daiguenoire qui cependant n'a pas changé de nom comme mon triste héros , puisque son avocat produit son extrait de naissance.
Il n'y a qu'une chose qui puisse faire croire que M.
Daiguenoire est mis en cause dans ma satire, c'est s'il a commis l'infamie que je blâme. S'il ne l'a pas commise, il a sa conscience pour lui et l'opinion publique. Tous les faiseurs de pamphlets ou de satires ne peuvent rien contre ces deux puissances.
Source : Gallica

Alexis-Georges Favre Résultat et histoire de ma première satire (1874)

Les Autrichiens, les Belges, les Anglais, voire même les Italiens qui nous enlèvent tous nos débouchés de l'industrie papetière dans le Levant, ont peut-être fait aussi un stage analogue à celui de ces messieurs; si cela était, nous serions en plein progrès, mais il m'est bien permis d'en douter. Non, vous vous êtes trompé, Me Michal, ces fabricants de papiers ne m'inspirent pas ou s'ils m'inspirent c'est un sentiment qui ne se traduit pas en vers et que je n'ai pas à exprimer ici ; le papier est trop cher. Et puis il y en a un qui m'a trop fait rire pour que je lui fasse de la peine.
Source : Gallica

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