Karl Ludwig von Haller

Karl Ludwig von Haller

Résumé

Portrait de Karl Ludwig von Haller Karl Ludwig von Haller De la constitution des Cortès d'Espagne… (1820)

La religion construit tout du haut en bas, la Constitution du bas en haut ; celle-là place le pasteur au-dessus du troupeau; celleci le troupeau au-dessus du pasteur. La religion reconnoît une loi divine et innée, la Constitution ne reconnoît que la volonté des Cortès; celle-là laisse à chacun ce qui lui appartient, celle-ci l'enlève à tout le monde. La religion nous apprend à aimer Dieu et notre prochain, la Constitution enseigne à haïr l'un et l'autre, et à se déifier soi-même.
Source : Gallica

Portrait de Karl Ludwig von Haller Karl Ludwig von Haller De la constitution des Cortès d'Espagne… (1820)

Veut-on encore tourmenter le commerce par des lois, imposer des chaînes à cette belle relation eutre les peuples les plus éloignés qui ne repose que sur la conliance ; où l'on ne s'informe que de la moralité des personnes, et non des lois ou des formes de procédures, et qui nous prouve jusqu'à l'évidence qu'encore aujourd'hui c'est la loi naturelle, et non la loi humaine, qui gouverne le monde? Ah ! messieurs les Cortès, laissez donc les Espagnols en repos avec vos codes civils, criminels et de commerce.
Source : Gallica

Portrait de Karl Ludwig von Haller Karl Ludwig von Haller De la constitution des Cortès d'Espagne… (1820)

Pour terminer la Constitution , nous voyons arriver en trois titres et autant de chapitres, les trois grands bienfaits de la théorie philosophique , savoir : les impôts arbitraires, que l'on n'appelle plus arbitraires puisqu'ils sont décrétés par les Cortès ; la conscription et l'instruction publique, ou plutôt philosophique, c'est-à-dire qu'on s'empare à la fois de notre âme, de nos corps et de nos biens.
Source : Gallica

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