Jules Girard

Résumé

Jules Girard Épicharme

« Pour juger un homme, sache comment il se conduit avec autrui. — Il est bon aussi de se taire en présence des puissants. »
Un pas de plus, et nous sortons tout à fait de la morale générale, pour retrouver la comédie, alimentée par les travers des hommes et moralisant par la satire :
« Tu n’es point habile à parler, mais impuissant à te taire. — Tu n’es point humain, mais malade : tu donnes pour ton plaisir. »
Voilà le bavard et le prodigue. Ici et dans quelques autres fragments, règne le ton modéré qu’adoptera la comédie nouvelle.
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Jules Girard Épicharme

Or l’institution du pythagorisme est le témoignage le plus frappant des besoins moraux qui s’éveillèrent à cette époque.
S’il est une chose évidente au milieu des ombres dont l’imagination antique s’est plu à envelopper ce merveilleux philosophe, c’est que l’idée mère d’où sont sorties toutes les doctrines de Pythagore, c’est l’idée de l’ordre : l’ordre dans le monde, dans la vie politique, dans la vie morale, voilà ce qu’il prétendit découvrir ou créer.
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Jules Girard Épicharme

L’art vit de traditions, qu’il fixe dans des formes plus ou moins arrêtées. Notre comédie moderne n’a-t-elle pas aussi ses rôles, définis, il est vrai, au point de vue des acteurs, mais dont les dénominations sont claires pour le public ? Les pères nobles, les jeunes premiers, les ingénues, les grandes coquettes : ces noms expriment à la fois certaines qualités recherchées de ceux qui remplissent les rôles, et certains traits persistants, déterminés par les conditions d’âge et par les mœurs, qui, indépendamment du sujet de l’action, composent d’avance la physionomie des personnages.
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