Napoléon Fourgeaud-Lagrèze, La petite presse en province (1869)
“ Journaliste de petite bourgade, dites à ces dignes bourgeois, et ne craignez pas de le leur répéter trop souvent : Messieurs, si vous seuls étiez sots, méchants ou malhonnêtes, je ne m'embarrasserais guère de votre sottise, de vos vices ou de vos défauts. Vous n'êtes dans la société, que comme une goutte d'eau dans la mer. Et une goutte de poison n'empoisonnera jamais l'océan. Malgré tout, il est des entêtés qui persisteront à se croire désignés : il est si doux de se voir mis dans la gazette, qu'on a vu des gens faire des bassesses pour qu'un journal parlât d'eux, même en mal. ”
