Louis Nicolardot, Confession de Sainte-Beuve (5e édition… (1882)
“ Le teint de ses joues pendantes répugne comme la bave d'un colimaçon. Son front fait croire à l'anathème gravé sur la face de Caïn. Ses yeux, petits, enfoncés, ne peuvent se croiser avec les regards des hommes; forcément baissés, ils sont condamnés à n'avoir d'autre spectacle que la boue et la poussière. Il est certain que la laideur de Renan a fait oublier la laideur de Sainte-Beuve. Quand Sainte-Beuve s'est mis à causer, il était trop tard. Sa vie, trop sédentaire, trop sauvage, avait engendré une maladie dangereuse. ”
