Eugène Le Roy,
La Damnation de Saint Guynefort
“ Des fois il y avait de pauvres diables, manants et vilains, qui n’ayant pas même un denier noir, apportaient un présent en nature : gélines, poulets, canards, lièvres, conils, que le curé recevait en toute bonne volonté, pour ne contrister ces membres souffrants de Jésus-Christ. En cette saison du commencement d’août, voisine de la canicule, il n’y a guère encore de fruits mûrs, ce qui est fâcheux pour une fête votive. Les gens de Bonneguise qui à leur fête de la Saint-Cloud avaient force pêches et percès, se gaussaient de ceux de La Noaillette à cette occasion. ”
