Résumé

Mayeul Desroches Réponse de Mayeul Desroches, vigneron à Souvigny… (1865)

Si les prêtres sont citoyens comme nous, pourquoi se dispenseraient-ils toujours d'exercer les droits que la loi a eu raison de leur reconnaître ? Si la loi ne les a pas déclarés incapables, de quel droit osez-vous le faire? Et si, comme vous l'avouez, la loi est en cela raisonnable, je demande comment il faudra qualifier votre avis. Vous dites toujours que vous aimez la liberté, mais ce n'est pas tout de le dire. Eh bien, il y a des gens qui le disent moins et qui l'aiment plus que vous. Je suis de ceux-là, car je veux la liberté pour tout le monde, même pour les curés.
Source : Gallica

Mayeul Desroches Réponse de Mayeul Desroches, vigneron à Souvigny… (1865)

Vous n'aimez pas beaucoup les Frères, comme je vois ; du moins « vous donnerez toujours la préférence à un bon instituteur laïque.» C'est affaire de goût, et sur ce point, m'est avis, vous oubliez trop qu'il ne s'agit pas de vos préférences, mais de la liberté inscrite dans la loi. Sans doute, un bon instituteur laïque est bon, mais un bon Frère n'est pas mauvais non plus.
« Dans votre opinion, l'enseignement et la discipline d'une école laïque valent mieux pour former de bons pères de famille, de bons citoyens et de bons soldats. »
Source : Gallica

Mayeul Desroches Réponse de Mayeul Desroches, vigneron à Souvigny… (1865)

La liberté a du bon ; que vous en semble, monsieur le conseiller général ?
Malheureusement, il y a gratuité et gratuité, comme il y a fagots et fagots. La gratuité que « vous vous êtes décidés à établir» ne vous coûte rien; elle se paye sur le budget communal. Il y a donc une école gratuite qui ne coûte rien à ceux qui y vont, et une école gratuite qui coûte à tout le monde, même à ceux qui n'y envoient pas leurs enfants. Moi, qui ne suis pas des malins, quoique vigneron, mais qui, avant tout, suis de mon pays, j'y vois une différence, et très grande, s'il vous plaît !
Source : Gallica

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