Résumé

La Cousine Madeleine Deuxième lettre de la cousine Madeleine à son cousin le journaliste de Paris (1861)

« La noblesse, a-t-il dit, est une institution sociale qui concourt au bien-être et à la grandeur du pays. »
C'est là une définition erronée, et je le prouve.
La noblesse n'est plus une institution ; — elle n'existe dans l'Etat ni comme un corps, ni comme un Ordre , mais seulement comme un vestige...; elle n'est plus qu'une distinction, une cause de préférence pour ceux qui la possèdent, et voilà tout.
Source : Gallica

La Cousine Madeleine Deuxième lettre de la cousine Madeleine à son cousin le journaliste de Paris (1861)

Quant à la grandeur du pays, je ne sais ce que la noblesse peut y ajouter, mais quel que soit le très-contestable éclat qui rejaillisse sur lui des titres nobiliaires, cet éclat pourrait-il jamais valoir trois milliards, et pourrait-on le mettre en balance avec le bienêtre et la grandeur que procureraient au pays ces trois milliards consacrés à son développement industriel, agricole, artistique et commercial ?
Source : Gallica

La Cousine Madeleine Deuxième lettre de la cousine Madeleine à son cousin le journaliste de Paris (1861)

Quant aux autres, il est très-possible que leur importance s'en trouve quelque peu diminuée, mais s'il doit en résulter trois milliards pour le trésor, quel intérêt supérieur pourrait déterminer le gouvernement à renoncer à un pareil bénéfice ?
Mais l'intérêt supérieur qu'ont tous les gouvernements à protéger et à respecter les droits acquis, et surtout le droit de propriété— (C'est ici que se produit alors la seconde des deux opinions que j'ai ci-dessus signalées) .— Or, ajoutet-on, la noblesse est une propriété aussi respectable que toute autre.
Source : Gallica

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