Résumé

Le Cri de la sagesse, ou Défense de la nouvelle constitution

Pourquoi, lorsqu'il s'agit de reconstituer l'état politique de notre nation, ne pas profiter de l'expérience des peuples voisins et repousser celles de leurs institutions qui, après leur avoir procuré plusieurs siècles de bonheur et de gloire, réunissent à ce favorable préjugé l'avantage de se rapprocher, autant qu'il est possible, de celles qui nous restent? Un autre avantage attaché aux lois puisées dans la constitution anglaise, c'est celui d'être déjà connues et estimées d'un Roi qui, pendant vingt ans, a vécu sous leur protection.
Source : Gallica

Le Cri de la sagesse, ou Défense de la nouvelle constitution

De l'autre, le pouvoir aime à se montrer. Un corps dont les attributions ne s'appliquent qu'aux lois constitutionnelles sera . nécessairement porté sans cesse à interpréter ces lois, à les modifier, à les torturer. Au lieu d'en être le gardien, il en deviendra le fléau ; et, si le pouvoir de faire des sénatus-consultes prétendus organiques est mis en mouvement par un Prince ambitieux ou violent, il sera infailliblement, dans les mains d'un tel Sénat, comme la faux destructrice dans celles du vieux Saturne.
Source : Gallica

Le Cri de la sagesse, ou Défense de la nouvelle constitution

Mais si, d'après nos moeurs actuelles, la noblesse et le clergé ne peuvent plus être rétablis comme formant des ordres distincts dans l'état, l'autorité des Rois ne sauroit être limitée que par de grandes magistratures, par de grands corps intermédiairement placés entre eux et le peuple.
Sera-ce les Cours de Justice qui rempliront cette glorieuse destination? Tout le monde sait combien elles seraient aujourd'hui impuissantes.
Source : Gallica

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