Amédée Pommier

Colères (1844)

Résumé

Amédée Pommier,  Colères (1844)

“ Sous les fronts sillonnés gisent des yeux éteints,
Comme si nous vivions dans les Marais-Pontins,
Et l'ardeur d'arriver, qui nous ronge et nous sèche,
Blanchit avant trente ans notre dernière mèche.
C'est pis encor peut-être en descendant plus bas,
Chez l'obscur artisan qui peine de ses bras,
Chez ce peuple ouvrier, chez celte infime plèbe
Qui vit dans les cités ou retourne la glèbe.
”
Source : Gallica

Amédée Pommier,  Colères (1844)

“ Tout nus et tout grouillants, l'un sur l'autre blottis,.
Et sur la paille infecte où leur troupe est vautrée
On dirait qu'une truie a mis bas sa ventrée.
Dans cet 'antre lugubre.et pestilentiel
Sitôt que le marmot a grandi loin du ciel,
L'industrie, empoignant la pauvre créature,
La parque a tout jamais dans quelque filature,.
Bagne nauséabond, cloaque empoisonné,
Où dès ses jeunes ans l'enfant emprisonné
Vieillit sur un travail que sans cesse il répète,
Et dans ce sot métier s'abrutit et s'hébète.
”
Source : Gallica

Amédée Pommier,  Colères (1844)

“ Mais partout des viveurs, des mangeurs, des prodigues, Qui font rouler l'argent sans mesure et sans digues. Si nous désirons tous du bien, c'est pour jonir;
C'est pour le dépenser, et non pour l'enfouir.
Ce qui brille nous plaît jusqu'à l'extravagance.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature