Paul Hazard

Paul Hazard

Résumé

Portrait de Paul Hazard Paul Hazard Giacomo Leopardi (1913)

Cependant l'amour, source des illusions heureuses et des vertus, ne va pas sans tristesse ; les plaintes se mêlent aux accents qui l'exaltent. Par la fatalité de sa nature, Leopardi ne peut vivre sans lui ; dès qu'il sent sa première atteinte, l'illusion de la gloire, à laquelle il avait tout sacrifié, pâlit et s'efface : il devine que toute, sa vie, il sera condamné à aimer. Et par la fatalité de cette
même nature, par la disgrâce de son corps contrefait, de sa poitrine rachitique, de cette bosse qu'il cherche vainement à cacher sous les plis de son grand manteau, l'amour lui est interdit.
Source : Gallica

Portrait de Paul Hazard Paul Hazard Giacomo Leopardi (1913)

Giacomo de les traduire encore.
Mais on dirait que la nature cherche à le rappeler à la réalité. Elle veut se venger sur son corps, qu'il oublie. Elle l'épuisé par la fatigue. De l'enfant joyeux, dont il fallait quelquefois réprimer la pétulance, elle fait peu à peu un adolescent pâle, malingre et chétif. Elle transforme en maladie l'effort exaspéré de ses nerfs. Elle le condamne à une vie misérable, et telle, qu'il devait se croire à tout moment près de la mort. Elle complique, elle raffine son œuvre de déchéance par l'ironie. Elle le rend bossu.
Source : Gallica

Portrait de Paul Hazard Paul Hazard Giacomo Leopardi (1913)

Celui qui aime n'est pas seulement heureux, par la force d'une illusion si puissante, qu'elle demeure quand les autres ont disparu : mais il aspire aux actions héroïques, il s'entretient de nobles pensées, pour se rendre digne de l'objet aimé, ou simplement parce que la nature de l'amour se confond avec la beauté et avec la vertu.
C'est la conception d'un très jeune homme, né à l'âge où, au vague désir d'acquérir la gloire, se mêle celui de rencontrer des fées. Au fond, le soir où il vit Gertrude Cassi décida de sa vie.
Source : Gallica

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