Armand Granel

Élements biographiques

Armand Granel Réunir pour régner (1883)

Maintenant, s'il existe, au contraire, un autre pouvoir qui se soit, en quelque sorte, identifié, non pas doctrinalement, mais historiquement, avec la Religion, qui ait ainsi confondu son histoire politique avec l'histoire religieuse ; un pouvoir qui ait combattu pour l'Eglise, souffert avec l'Eglise et régné par l'Eglise ; un pouvoir enfin qui, étant né d'un acte de foi, ne puisse pas renaître aujourdhui sans un acte de foi ; si ce pouvoir existe, n'est-ce pas lui qui sera appelé à réaliser le magnifique programme qui se résume dans ces quatre mots : Dieu, Christ, Evangile, Eglise?
Source : Gallica

Armand Granel Le dernier combat : 8 décembre 1882 (1883)

Les ombres qui errent sur la face de la Révolution, ce sont les ténèbres épaisses qu'elle accumule depuis un siècle sur toute vérité. C'est l'obscurcissement qu'elle jette
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sur la religion par la libre-pensée; sur la
science, par le naturalisme; sur l'histoire, par la fausse critique et la fausse exégèse: sur l'autorité, par le droit de révolte ; sur la liberté, par l'esprit de licence; sur la société, par le socialisme; sur l'immortalité, par les morts cyniques.
Source : Gallica

Armand Granel Le dernier combat : 8 décembre 1882 (1883)

Assurément, la liberté originelle d'Adam valait mieux que la nôtre; mais il est une liberté qui vaut mieux encore que la liberté d'Adam, c'est la liberté des anges et des saints, c'est la liberté de Dieu.
Donc, la vraie liberté considérée théoriquement, la liberté dont l'homme doit poursuivre l'idéal, n'est pas en équilibre; elle incline d'un seul côté, et c'est précisément du côté opposé à celui où s'est produite la chute originelle. Hélas! le libéralisme, non plus, quoi qu'il en puisse dire, n'est pas en équilibre : il se porte, lui aussi, tout entier d'un côté
Source : Gallica

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