Résumé

Armand Granel Le dernier combat : 8 décembre 1882 (1883)

Assurément, la liberté originelle d'Adam valait mieux que la nôtre; mais il est une liberté qui vaut mieux encore que la liberté d'Adam, c'est la liberté des anges et des saints, c'est la liberté de Dieu.
Donc, la vraie liberté considérée théoriquement, la liberté dont l'homme doit poursuivre l'idéal, n'est pas en équilibre; elle incline d'un seul côté, et c'est précisément du côté opposé à celui où s'est produite la chute originelle. Hélas! le libéralisme, non plus, quoi qu'il en puisse dire, n'est pas en équilibre : il se porte, lui aussi, tout entier d'un côté
Source : Gallica

Armand Granel Le dernier combat : 8 décembre 1882 (1883)

Double résolution qui ne doit pas plus nous surprendre de la part de l'Église, qui seule nous a faits et nous conserve libres, que de la part de la République, qui augmente chaque jour le poids de nos chaînes; car les prétendus arbres de la liberté — si l'on en juge, non par la qualité de leurs fruits, puisqu'ils n'en portent pas, mais par la qualité de ceux qui les plantent — ne sont plus aujourd'hui que des arbres de servitude. La troisième République n'ayant plus, ni ce que j'appellerai jeunesse d'origine, ni jeunesse d'emprunt, laisse voir à tous les yeux sa précoce sénilité.
Source : Gallica

Armand Granel Le dernier combat : 8 décembre 1882 (1883)

La véritable intelligence politique est à l'épreuve du temps. C'est le temps qui juge et consacre cet effort intellectuel soutenu qui s'appelle une politique. Les peuples vivent de longs siècles : que leur servirait une intelligence d'un jour? La grande politique suppose un terrain ferme et un vaste horizon. Il suit de là qu'en politique, ce qui est intelligent, c'est moins la personne que l'institution. Quand l'institution s'empare du temps, l'accroissement de l'intelligence devient proportionnel à l'augmentation des années.
Source : Gallica

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