Adolphe Huard, Mémoires sur Charlotte Corday… (1866)
“ Les passions d'une faible femme pouvaient-elles trouver place dans son cœur tout entier à la patrié ? Charlotte Corday ne fut ni fragile, ni coquette, ni dévote; elle était républicaine, et dans ce sentiment étaient toute sa vie, tout son avenir. Versée dans la lecture des anciens, elle se représentait ces fières et vertueuses Spartiates ou Romaines qu'ont dessinées Plutarque et Tite-Live. Elle voyait dans Marat encore pis qu'un Hippias, qu'un Tarquin ou qu'un Appius Claudius. Heureuse si elle eût pu le frapper au milieu d'une fête ou d'un combat, ou l'atteindre sur sa chaise curule! ”
