Résumé

Portrait de Jean-Sifrein Maury Jean-Sifrein Maury Panégyrique de saint Vincent de Paul… (1827)

Nous n'aurons donc plus à rougir d'ignorer le nom de l'homme prodigieux à qui la société doit tant de bienfaits ; et peut-être en le proclamait avec amour, admiration et reconnoissance, ferons-nous assez envier l'hommage de notre culte et de nos pleurs aux âmes généreuses, pour lui créer parmi nous, de siècle en siècle, des imitateurs et des émules.
Oui, grand saint, héros immortel de la charité , père commun des malheureux, je l'annonce avec confiance au pied de vos autels : la sensibilité de la nation me répond de votre renommée.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Sifrein Maury Jean-Sifrein Maury Panégyrique de saint Vincent de Paul… (1827)

Fugitif de la Providence, où vas-tu ? Il se détourne, mes frères, de la voie où le ciel l'appelle; mais Dieu, qui le surveille, le ramènera bientôt dans sa route. Le général de Gondi, instruit du dévouement de ce vertueux transfuge, se hâte d'en informer le roi ; et Louis XIII, pour faire éclater le triomphe
de Vincent de Paul, dans le lieu même de son humiliation, le nomme aumônier général des galères.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Sifrein Maury Jean-Sifrein Maury Panégyrique de saint Vincent de Paul… (1827)

Il n'en est point d'autres pour lui que l'ascendant de sa vertu, et le mobile caché de la Providence. Le dernier de ses maîtres, et le plus cruel de tous, est un apostat qui déteste la religion de Jésus-Christ, qu'il a abjurée. La patience de Vincent de Paul, sa douceur, sa résignation, son ardeur pour le travail qu'il adoucit par des prières continuelles, amollissent peu à peu cette âme dure. Il converse avec son esclave qui, par ses vertus, en fait bientôt un homme digne de répandre des larmes, et, par ses lumières, un chrétien capable des plus héroïques sacrifices.
Source : Gallica

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