Romain de Sèze, Baylen et la politique de Napoléon… (1904)
“ Comme il arrive à tous les grands caractères, le malheur le grandit, par la manière dont il sut le supporter : sans dépit, sans vaine colère, sans rancune contre personne. A peine revenu au pouvoir, il s'empresse de tendre la main à ses malheureux compagnons d'infortune : à Villoutreys, malgré la déclaration calomnieuse arrachée à sa faiblesse; à Vedel lui-même, bien plus que Napoléon cause de tous ses maux, puisque sans ses désobéissances et sa lenteur à venir au canon, un double succès eût pu remplacer la capitulation devenue dans la main de l'empereur une arme empoisonnée. ”
