Résumé

Romain de Sèze Baylen et la politique de Napoléon… (1904)

Comme il arrive à tous les grands caractères, le malheur le grandit, par la manière dont il sut le supporter : sans dépit, sans vaine colère, sans rancune contre personne.
A peine revenu au pouvoir, il s'empresse de tendre la main à ses malheureux compagnons d'infortune : à Villoutreys, malgré la déclaration calomnieuse arrachée à sa faiblesse; à Vedel lui-même, bien plus que Napoléon cause de tous ses maux, puisque sans ses désobéissances et sa lenteur à venir au canon, un double succès eût pu remplacer la capitulation devenue dans la main de l'empereur une arme empoisonnée.
Source : Gallica

Romain de Sèze Baylen et la politique de Napoléon… (1904)

Napoléon ne pouvait pas pardonner à celui, quel qu'il fût, qui s'avouait coupable d'avoir admis que quelques soldats, au plus fort d'un assaut, avaient bien pu s'approprier des vases sacrés. Que deviendrait l'exemple, l'éclatante satisfaction qu'il s'est engagé d'honneur à tirer de ce grand crime national, si on pardonnait à l'auteur principal ? Pour remplir le but qu'il se propose, la loi du sacrilège doit être une loi intangible, comme on le dit aujourd'hui des lois politiques, les seules, semble-t-il, auxquelles on devrait pouvoir toucher, pour les améliorer, ou même les abolir.
Source : Gallica

Romain de Sèze Baylen et la politique de Napoléon… (1904)

Voilà, telle qu'elle m'est apparue dans des documents qui ne peuvent tromper, l'histoire vraie de l'infâme capitulation de Baylen.
Si elle a, comme le disait Napoléon, dérangé ses affaires d'Espagne, ce n'est pas la faute de son génie s'il n'a pu la faire servir à les arranger tout à fait, en mettant le comble à ses espérances. C'est plutôt la faute de la raison humaine, toujours courte par quelque endroit.
Source : Gallica

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