Joseph-Marie Quérard,
Notice des travaux bibliographiques de M. J.-M. Quérard…
(1850)
“ Dès que le libraire consent à n'être plus qu'un spéculateur intelligent qui renonce à juger sa marchandise autrement que sur son titre et sur le nom de l'auteur, l'homme de lettres, de son côté, se fait bientôt fabricant de livres à tant la page, et se laisse aisément séduire par les succès lucratifs d'un charlatanisme sans pudeur. Aussi l'on peut bien dire que l'un des moyens de relever la littérature serait d'arracher la librairie à l'industrialisme qui s'en est emparé, de la ramener dans une voie plus intellectuelle, de lui rendre autant que possible le lustre qu'elle jetait jadis. ”
