Auguste Jal,
Napoléon et la censure , par A. Jal…
(1827)
“ Napoléon ! Napoléon ! Napoléon! Les censeurs pâlirent : on eût dit qu'un fantôme terrible apparaissait au milieu d'eux et les foudroyait d'un regard; Lévêque, qui débitait jadis au ministère de la guerre des portraits de l'Empereur dessinés par sa fille, eut plus peur qu'un autre, et se signa deuxfois. «C'est une conspiration, dit d'une voix étouffée celui qui revint le premier à lui. — Allons, Messieurs , du courage ! » s'écria Deliége , plus brave après dîner que Sganarelle, et capable de tenir tête aux ombres de dix commandeurs; et alors commença la discussion que nous venons de rapporter. ”
