Résumé

Paul Lacroix, bibliophile Jacob… (1885)

Hélas! celui de qui nous conduisons le deuil, celui dont le cercueil a déjà disparu dans les profondeurs de la terre, penché lui-même au-dessus de ces mornes profondeurs, y regardait avec angoisse disparaître le cercueil d'un frère tendrement aimé.
L'abîme l'appelait à voix basse. Il s'en éloigna une fois encore, mais il lui appartenait déjà et ne revint pas tout entier parmi nous. Une langueur l'envahit avec le chagrin, et il se retira découragé dans son cabinet solitaire. C'était à la veille des vacances, la Bibliothèque allait fermer ses portes, il n'y redescendit plus.
Source : Gallica

Paul Lacroix, bibliophile Jacob… (1885)

Le Bibliophile Jacob fut de ceux qui, condamnant à son tour l'école académique, comme celle-ci avait condamné tout ce qui était antérieur au siècle de Louis XIV, osèrent rouvrir cette nécropole pleine d'ombre qui était toute la France des aïeux et et y retrouvèrent la vie qu'on y avait murée.
De plus heureux sont venus plus tard, qui n'ont pas eu à prendre d'assaut ce passé interdit, qui n'y sont pas entrés avec la fièvre et le tumulte du combat, qui ont eu le loisir de voir et d'étudier, qui ont mieux su, pour avoir lentement appris; louée soit leur œuvre!
Source : Gallica

Paul Lacroix, bibliophile Jacob… (1885)

Une compagne au-dessus de tout éloge l'a entouré des soins les plus multipliés, les plus délicats et les plus insistants. S'il était jamais possible d'ajouter un jour à nos jours comptés, de remettre, après que tout s'est tari, une seule goutte d'eau dans la source, une seule goutte d'huile dans la lampe de la vie, Paul Lacroix était sauvé, celle qui porte si noblement son nom n'a été vaincue que par l'impossible.
Source : Gallica

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