François Coppée,
Dessins et croquis : poésies
(1879)
“ De semblables horreurs s'abritent sous les lois, Et pour les condamner nul n'élève la voix. C'est qu'en ces temps maudits de sombre barbarie, Par ces cruels tableaux on croit l'âme aguerrie; Ou c'est que la pitié, qui grandit les vainqueurs, De ces peuples sans foi n'a pas touché les coeurs. Mais cette ère de sang, la voilà qui s'achève : Le Christ enfin paraît, il grandit, il se lève. Comme un brouillard chassé par les feux du matin, L'erreur s'évanouit sous son souffle divin ; D'amour, d'apaisement, sa naissance est l'aurore; Soudain la charité sous ses pas vient d'éclore. ”
