Jean-Henri Fabre,
Les Ravageurs
(1870)
“ Une larve vivante n’a pas d’odeur. Et puis le plus difficile n’est pas de découvrir qu’une larve grasse à point est là, sous l’écorce, à telle ou telle autre profondeur ; il faut en outre savoir si l’œuf d’un autre ichneumon n’est pas déjà pondu dans le corps du ver convoité, car une seule larve serait insuffisante pour deux nourrissons. Un œuf déposé dans les graisses du ver ne se voit pas, ne s’entend pas, ne se sent pas ; c’est de pleine évidence. Cependant l’ichneumon ne plonge jamais sa tarière, à travers l’écorce, dans une larve déjà occupée. ”
