Louis-Auguste Rogeard,
Les propos de Labienus
(1865)
“ Le livre de César, c'est la toilette du condamné, c'est le salut du supplicié à la foule, en marchant au supplice. C'est la coquetterie du dernier jour. César était si sale, que le bourreau n'en eût pas voulu ; il se débarbouille un peu, pour embrasser la mort. Et il demande des lecteurs ! l'insolent ! des lecteurs pour César ! à quoi bon ! Il ose, dans une préface, adresser des questions aux lecteurs; mais c'est le licteur qui répondra. —En attendant cette réponse, je vais lire les Mémoires d'Auguste. — Et moi, répondit Labiénus, je vais relire les Libelles de Cassius. ”
