Charles Longuet, Les propos de Labienus, et A propos de Labienus (1865)
“ Espagnol et Romain, citoyen et sujet, homme de deux époques et de deux pays, sang mêlé, opinion croisée, un peu ceci et un peu cela ; tournant parfois, comme Horace, ses regards attendris sur le berceau de l'empire ; donnant une larme à Caton, un sourire à César; caractère bienveillant, aimant un peu tout le monde, même Labiénus. Il était frère de Sénèque, qui n'osa pas vivre, et oncle de Lucain, qui ne sut pas mourir; on n'avait plus que des moitiés d'héroïsme et des tronçons de grandeur, peuple en ruines, avant ses temples; çà et là encore quelques demi-Romains. ”
