Résumé

Portrait de Paul Gaffarel Paul Gaffarel Le blocus de Marseille et des environs par les Anglais… (1904)

Entre Marseille et Toulon se dresse une côte abrupte, presque inaccessible, coupée de loin en loin par d'étroites « calanques » qui s'enfoncent dans le continent comme autant de fiords norvégiens. Quelques hommes isolés pourront bien tenter un débarquement sur cette partie du littoral, mais un corps d'armée, avec ses impedimenta, y sera arrêté par quelques partisans résolus. Les Anglais ne songèrent jamais à s'y aventurer. Ils préférèrent menacer les deux seuls points accessibles, Cassis et La Ciotat.
Source : Gallica

Portrait de Paul Gaffarel Paul Gaffarel Le blocus de Marseille et des environs par les Anglais… (1904)

De Saint-Louis aux Saintes-Maries s'étend une région indécise, moitié mer, moitié continent, coupée de canaux qui tantôt collent à pleins bords, tantôt laissent suinter un mince filet d'eau. A peine quelques cabanes de pêcheurs, quelques huttes pour les bergers. C'est un pays de malaria, un laboratoire de fièvres. Il est probable que jamais une armée ne s'engagera sur ce terrain mouvant, entrecoupé de fondrières, où elle ne pourra manœuvrer sans s'exposer à un désastre. Quelques postes de douaniers suffisent pour la surveillance.
Source : Gallica

Portrait de Paul Gaffarel Paul Gaffarel Le blocus de Marseille et des environs par les Anglais… (1904)

On s'attendait si bien à ce bombardement que tous ceux qui ne pouvaient combattre s'enfuirent en toute hâte vers les bastides et jusque dans les bois de l'intérieur, emportant avec eux ce qu'ils avaient de plus précieux. Heureusement le maire Payan avait de l'énergie et il fut secondé par un lieutenant d'artillerie de marine, à bord de la Victorieuse, Géry. Les patrons pêcheurs, alors nombreux à La Ciotat, sentirent se réveiller dans leurs cœurs les haines héréditaires. Ils proposèrent de prendre l'offensive et de tenter une descente à l'île Verte.
Source : Gallica

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