Résumé

Camps des Alpines. La République en baraques… (1873)

Je ne sais si mes souvenirs me trompent, mais il me semble que j'avais déjà rencontré M. le commandant Borde ailleurs.
Autant qu'il m'en souvient, cet honorable officier a eu beaucoup à souffrir sous l'Empire, des tracasseries dont l'administration le poursuivait à cause de ses vieilles et inébranlables convictions républicaines. Exempt de toute ambition, citoyen avant d'être homme, il fut toujours pour le pouvoir un adversaire sans passion, mais sans bassesse.
Source : Gallica

Camps des Alpines. La République en baraques… (1873)

Chacun s'escrime de son mieux pour faire entendre raison à ces pauvres diables. Mais voici M. le Vice-Président civil.
C'est un homme fort éloquent que M. Maurice Rouvier.
Il a la parole nette, le geste noble, ample et élevé. Acertains moments il ouvre les deux bras, puis il les referme comme s'il voulait presser sur son cœur tous ceux qui l'écoutent. Comment résister à une éloquence si touchante ? C'est la véritable action de Démosthène. La main du Président paraît au-dessus de sa tête, elle va du ciel à la terre, du levant au couchant.
Source : Gallica

Camps des Alpines. La République en baraques… (1873)

A nos portes, un camp va recevoir les gardes mobilisés des départements des Bouches-du-Rhône, du Var, des Alpes-Maritimes, des Hautes-Alpes, des Basses-Alpes, de la Haute et de la Basse-Savoie, de la Drôme, de l'Isère, de Vaucluse et de la Corse. Quelques-uns de nos amis peuvent manquer des choses utiles et même nécessaires,
quelques-uns laissent chez eux des pères hors d'état de pouvoir travailler, des mères malades, des sœurs sans secours, des orphelins dont ils étaient le soutien.
Source : Gallica

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