Résumé

Marie Thérèse de Villeneuve Promenade aux environs de la chapelle de Notre-Dame-d'Afrique à Alger… (1859)

Tout ce qui grandit la femme, tout ce qui l'anime, tout ce qui fait sa vie morale est comprimé. Une ignoble dépendance la lie à cette réclusion qui. pour elle, n'a pas l'intérêt d'un foyer domestique. Son âme, descendue au niveau de l'instinct, languit dans le cercle morose d'une vie décolorée. Il ne reste que quelques sensations à cet être délaissé, dont le coeur est fermé aux plus tendres sentiments, aux émotions les plus: douces, et bientôt, faute d'aliments, s'éteint l'esprit qui ajoute tant de séduction à la beauté.
Source : Gallica

Marie Thérèse de Villeneuve Promenade aux environs de la chapelle de Notre-Dame-d'Afrique à Alger… (1859)

La blancheur éclatante d'Alger la bien gardée, qui par degrés, se retire sur la
cime de ses coteaux pour livrer le rivage à l'aclivité dévorante de ses vainqueurs, tout d'abord saisit le regard en éveillant la curiosité. Qui n'a éprouvé une sensation de plaisir, lorsque la marche du navire est tout-à-coup suspendue; lorsque les moëlleuses spirales de fumée par degrés, deviennent plus minces et plus légères, le brûlant foyer cessant d'activer leur ardeur?
Source : Gallica

Marie Thérèse de Villeneuve Promenade aux environs de la chapelle de Notre-Dame-d'Afrique à Alger… (1859)

Nous laissons Mustapha, et continuant de gravir la haute et verdoyante montagne dans la direction de Kouba , nous allons perdre de vue Alger et son activité fiévreuse ; nous descendrons l'autre versant du Sahel et nous irons visiter les fermes de la plaine.
LA MITIDJA. — A mesure que l'on s'éloigne, les groupes d'arbres deviennent plus rares, l'aspect du pays moins riant. Nous avons quitté les poétiques campagnes qui donnaient l'essor à nos pensées et la mer, ce miroir qui semble refléter à notre regard restreint l'immensité de Dieu.
Source : Gallica

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