Marie Thérèse de Villeneuve Éloge du comte Joseph de Maistre… (1853)

A mesure qu'avec cet aimable guide on conçoit, avec lui on se soumet, on s'immole : l'imagination secoue la poussière dont, en rasant la terre, elle avait terni ses ailes ; elle vole vers des sphères qui la rapprochent des demeures célestes. L'esprit, tourmenté de noires inquiétudes, cesse de s'agiter dans le vide; Dieu l'environne de sa lumière, le remplit de la majesté de son nom; frappé de la trace que le Créateur a laissée dans l'univers , ébloui par la beauté des proportions , par la magnificence de l'ensemble, il cesse de douter, il cesse de souffrir.
Source : Gallica

Marie Thérèse de Villeneuve Promenade aux environs de la chapelle de Notre-Dame-d'Afrique à Alger… (1859)

Tout ce qui grandit la femme, tout ce qui l'anime, tout ce qui fait sa vie morale est comprimé. Une ignoble dépendance la lie à cette réclusion qui. pour elle, n'a pas l'intérêt d'un foyer domestique. Son âme, descendue au niveau de l'instinct, languit dans le cercle morose d'une vie décolorée. Il ne reste que quelques sensations à cet être délaissé, dont le coeur est fermé aux plus tendres sentiments, aux émotions les plus: douces, et bientôt, faute d'aliments, s'éteint l'esprit qui ajoute tant de séduction à la beauté.
Source : Gallica

Marie Thérèse de Villeneuve Éloge du comte Joseph de Maistre… (1853)

Si la Providence, de sa main généreuse, a répandu avec profusion ses dons sur l'univers; si par cet ordre magnifique, qui fait succéder, depuis les premiers tressaillements du monde, aux nuits profondes l'éclat radieux du jour, au silence mystérieux de la nature le mouvement et la vie, les cieux et la terre racontent la gloire de Dieu : par un plus noble bienfait, de quelle grandeur,de quelle puissance le Créateur n'a-t-il pas revêtu l'intelligence humaine, reflet de sa propre grandeur, mortelle image de sa propre puissance !
Source : Gallica

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