Marie Thérèse de Villeneuve, Éloge du comte Joseph de Maistre… (1853)
“ A mesure qu'avec cet aimable guide on conçoit, avec lui on se soumet, on s'immole : l'imagination secoue la poussière dont, en rasant la terre, elle avait terni ses ailes ; elle vole vers des sphères qui la rapprochent des demeures célestes. L'esprit, tourmenté de noires inquiétudes, cesse de s'agiter dans le vide; Dieu l'environne de sa lumière, le remplit de la majesté de son nom; frappé de la trace que le Créateur a laissée dans l'univers , ébloui par la beauté des proportions , par la magnificence de l'ensemble, il cesse de douter, il cesse de souffrir. ”
