Marie Thérèse de Villeneuve

Résumé

Marie Thérèse de Villeneuve Éloge du comte Joseph de Maistre… (1853)

Si la Providence, de sa main généreuse, a répandu avec profusion ses dons sur l'univers; si par cet ordre magnifique, qui fait succéder, depuis les premiers tressaillements du monde, aux nuits profondes l'éclat radieux du jour, au silence mystérieux de la nature le mouvement et la vie, les cieux et la terre racontent la gloire de Dieu : par un plus noble bienfait, de quelle grandeur,de quelle puissance le Créateur n'a-t-il pas revêtu l'intelligence humaine, reflet de sa propre grandeur, mortelle image de sa propre puissance !
Source : Gallica

Marie Thérèse de Villeneuve Éloge du comte Joseph de Maistre… (1853)

Pour le comte de Maistre, Paris est la ville des hautes intelligences, faite pour commander au monde; pour lui, cette immense agglomération d'hommes, c'est la masse imposante dont le génie du bien ou du mal tour à tour dirige ou irrite le formidable pouvoir, et amène les péripéties du 21 janvier 93, du 8 juillet 1815. Il accourt impatient vers cette société d'élite, foyer de l'Europe intellectuelle, où l'auteur du Pape, des Considérations, devait être accueilli avec cette urbanité, cet enthousiasme dus à la plus noble élévation du caractère et du talent.
Source : Gallica

Marie Thérèse de Villeneuve Éloge du comte Joseph de Maistre… (1853)

Une fraction imperceptible du genre humain conserve la première tradition de justice et d'obéissance au Maître de l'univers ; le reste roule de chute en chute jusqu'au fangeux abîme où il se débat encore, avili sans être anéanti. Cependant, cette humanité, sortie radieuse des mains du Créateur, a gardé quelque trace fugitive de sa grandeur première, de l'Être divin qui de son souffle lui donna la vie. Le paganisme, né du conflit des passions de l'homme, a défiguré, non effacé l'empreinte de l'éternelle vérité
Source : Gallica

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