Benedicto Costa, Le roman au Brésil (1918)
“ Si tous se rattachent à la même pensée artistique, comme des fruits d'une même esthétique, déjà cristallisée, déjà fixe, chacun d'eux renferme de nouveaux charmes, véritablement inédits. Et je préfère évidemment Dom Casmurro à Braz Cubas. C'est que, chez le premier, il me semble, le doute, l'ironie, la grâce, le fond amer et triste de l'àme de Machado de Assis se sont voilés d'une poésie si lointaine, si légère, si impondérable comme ces brouillards vagues et matinals de la fin des printemps européens, où le soleil tremble en des rayons pâles et fugitifs comme un rêve... ”
