Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Soudain Tina, qui, insensible aux consolations que son aïeule et ses compagnes tentaient de lui donner, ne cessait d’attacher son regard fixe et noyé de larmes sur la route, jusqu’alors déserte, de Mezléan... soudain Tina se redresse, se lève, pousse un léger cri, et transfigurée, rayonnante, étend les bras vers un objet lointain ; mais, bouleversée par le brusque revirement de la désespérance à la certitude du bonheur, elle pâlit, chancelle et s’appuie sur son aïeule, qu’elle embrasse avec effusion en murmurant d’une voix étouffée par la joie : — Le voilà ! ”
