Résumé

Recueil d'études sur les sources du droit en l'honneur de François Gény (1934)

Il ne s'agissait semblait-il que de développer les principes du Code civil. Le consentement n'oblige que s'il est libre et conscient. La lésion et l'usure sont des causes de nullité parce qu'elles révèlent l'abus de la faiblesse. Le législateur est dans son rôle s'il va au secours des faibles. La liberté ne convient qu'aux forts. Le contrat suppose l'égalité dans la lutte ; l'infirmité physique et intellectuelle est vice du consentement. Il n'y a qu'une présomption de capacité au profit de ceux que la loi ne déclare pas incapables.
Source : Gallica

Recueil d'études sur les sources du droit en l'honneur de François Gény (1934)

Le peuple n'est qu'une masse qui, entre les mains du législateur, devient un système ou, si on le préfère, un organisme capable d'avoir son idéologie et ses buts. Le législateur, comme l'artiste, insuffle à cette masse une âme, la spiritualise. Cette action d'unité et d'un ordre plus élevé ni les coutumes ni la jurisprudence ni le droit étranger ne peuvent l'exercer dans un peuple.
Source : Gallica

Recueil d'études sur les sources du droit en l'honneur de François Gény (1934)

Certes le savoir est nécessaire, mais le savoir est le tremplin par lequel l'imagination s'élance jusqu'à la vérité. Le droit a ses intuitions aiguës, ses moments tendus et apocalyptiques. Nous rassemblons nos principes, précédents, analogies, et aussi quelquefois nos fictions, et nous les appelons pour produire l'énergie qui permettra d'atteindre au mieux le résultat juridique. Si notre baguette a le tact divinateur, elle frappera rarement en vain. C'est un fait que la conclusion, quoique délibérée et travaillée, a souvent l'apparence d'une découverte heureuse.
Source : Gallica

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