Henri Thiercelin

Résumé

Henri Thiercelin Essais de littérature du droit… (1859)

Cette sûreté de jugement, cette perspicacité de l'esprit qui fait le jurisconsulte est quelque chose de plus que l'intelligence générale qui distingue vaguement le vrai du faux, ou, si c'est l'intelligence, c'est l'intelligence perfectionnée par l'étude, c'est un don naturel développé par des travaux heureusement dirigés.
On dit du jurisconsulte dont l'intelligence unie à la science acquise s'applique ainsi avec succès à son art, qu'il a le sens du Droit, comme on dit de tel penseur qu'il a l'esprit philosophique, ou de tel savant, qu'il a la méthode scientifique.
Source : Gallica

Henri Thiercelin Essais de littérature du droit… (1859)

De même, et à plus forte raison, pour la physiologie, quelles lumières la science de l'homme physique n'a-t-elle pas puisées dans l'étude des fonctions des organes et de leurs rapports chez les animaux ? Dans l'étude des langues, l'homme qui ne connaît qu'une langue pourrait-il se flatter d'en savoir tous les secrets? Il n'y a pas jusqu'à l'art, où l'étude comparée n'ouvre des horizons inattendus ; et l'un des plus grands peintres dont s'honore notre siècle, Géricault, cherchait dans l'étude du cheval l'explication de certaines parties de la forme humaine.
Source : Gallica

Henri Thiercelin Essais de littérature du droit… (1859)

Reconnaître le droit de propriété, le déclarer absolu chez le père de famille, et, pour cela même, lui en refuser l'exercice au dernier moment de sa vie, ou ce qui est la même chose, faire de la loi des successions une loi politique, c'est une contradiction, ou bien il n'y en eut jamais.
Quoi ! le droit de propriété est absolu chez le père de famille ; les enfants n'ont aucun droit sur son hérédité ; mais, comme le droit du père est souverain, l'Etat doit disposer de sa succession à sa guise ! Tel est cependant le raisonnement de Montesquieu.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature