Résumé

Portrait de Julien Bonnecase Julien Bonnecase La Thémis (1819-1831) : son fondateur… (1914)

En France, l'enseignement exégétique est excellent; les adversaires les plus décidés de son système d'enseignement le reconnaissent, l'on y explique les lois avec beaucoup de clarté et de méthode, mais tout l'enseignement se réduit à cela. En Allemagne, on ne se préoccupe que de la science; le professeur se met au-dessus des lois, les apprécie, les juge, les condamne, en étudie l'origine, en suit les développements, en annonce les progrès. Le temps qu'on passe à l'Université est exclusivement destiné à la théorie et l'on croit que l'on en vient toujours assez tôt à la pratique.
Source : Gallica

Portrait de Julien Bonnecase Julien Bonnecase La Thémis (1819-1831) : son fondateur… (1914)

La législation anglaise offre à chaque pas, dit-il, des garanties contre l'oppression et la tyrannie; la nôtre n'en offre pour ainsi dire aucune. On semble avoir cru chez nous que c'est le pouvoir qu'il faut renforcer contre les citoyens, et non les citoyens qu'il faut protéger contre le pouvoir. Le jury en Angleterre est une institution forte, populaire, assise sur des bases solides, capable d'assurer la liberté publique. En France, c'est une institution despotique parée des couleurs de la liberté; c'est un moyen d'oppression présenté au peuple comme un gage de liberté.
Source : Gallica

Portrait de Julien Bonnecase Julien Bonnecase La Thémis (1819-1831) : son fondateur… (1914)

« Il y a un peu plus de vingt ans qu'un jeune homme inconnu présenta comme thèse de doctorat à la Faculté de Strasbourg un Essai sur l'étude historique du droit et son utilité pour l'interprétation du Code civil. C'était Henri Klimrath qui, s'inspirant de l'École illustrée par Savigny, voulait, lui aussi, renouveler l'esprit et les méthodes de la jurisprudence, comme un peu plus tôt l'avait essayé Jourdan en fondant la Thémis ».
Source : Gallica

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