Résumé

Henry Éloy M. Pardessus : sa vie et ses oeuvres (1868)

M. de Savigny n'avait pas encore écrit ces lignes qui terminent son beau livre de l'Histoire du droit romain au moyen âge : « Si la science du droit doit prendre de nos jours une face nouvelle, les explorations historiques y seront pour quelque chose. En effet, croire à la possibilité d'un progrès pour la science sans tenir compte du passé tout entier, ou croire qu'on peut comprendre ce passé sans l'étudier profondément et pour lui-même, c'est être préoccupé d'une erreur aussi vaine que dangereuse » ; mais on comprenait que la fatalité ne saurait être la souveraine maitresse des événements
Source : Gallica

Henry Éloy M. Pardessus : sa vie et ses oeuvres (1868)

Comme le comte Siméon, avec lequel il devait plus tard se rencontrer fréquemment dans sa vie politique ou scientifique, Jean-Marie appartenait à l'une de ces familles de la bourgeoisie et du barreau où la probité et le savoir étaient héréditaires2. Son père lui enseigna à distinguer dans les lois et la jurisprudence
cet esprit de justice et d'équité que Pothier révélait à ses élèves et sans lequel la législation ne saurait être que transitoire.
La vie de famille forma de bonne heure son âme aux jouissances paisibles.
Source : Gallica

Henry Éloy M. Pardessus : sa vie et ses oeuvres (1868)

Il entendit gronder l'orage révolutionnaire, et il vit l'édifice séculaire de la royauté, incessamment envahi par le flot des aspirations et des haines, s'écrouler dans sa grandeur, épouvantant le monde du fracas de sa chute.
Ce fut pour la famille une douleur inénarrable, si profondément intuse, que toute l'existence de M. Pardessus en fut frappée.
Mais les convictions puissantes bravent ou dédaignent l'épreuve du danger, et le dévouement véritable est celui qui s'offre aux revers, aux malheurs, sans calculer si le succès viendra un jour le récompenser de ses pertes.
Source : Gallica

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