Résumé

Eugène Gaudemet L'interprétation du code civil en France depuis 1804… (1935)

Seulement, et là reparaît la différence radicale qui sépare M. Gény de l'école classique, ces procédés s'exercent toujours sur des données réelles.
Jamais ils ne tendent à faire violence aux faits. Jamais ils ne s'insurgent contre les besoins pratiques dont ils sont au contraire les serviteurs.
J'ai terminé, Messieurs, cette trop rapide esquisse de l'évolution des méthodes d'interprétation depuis le Code civil. Il a fallu un siècle en France, pour parvenir à une méthode d'interprétation vraiment scientifique : et de cela,
ni le Code, ni la codification, je l'ai montré, ne sont responsables.
Source : Gallica

Eugène Gaudemet L'interprétation du code civil en France depuis 1804… (1935)

Qu'en franchissant un siècle de science française du droit civil, on passe d'un monde dans un autre : De la glose littérale à la libre recherche scientifique, qui fait presque du droit une science d'observation ; de la sèche exégèse à la mise en œuvre de toute une philosophie de l'interprétation, appelant à son aide tous les auxiliaires que peuvent fournir l'observation, l'histoire, la jurisprudence, le droit comparé, la philosophie générale.
Source : Gallica

Eugène Gaudemet L'interprétation du code civil en France depuis 1804… (1935)

L'interprète doit de même écarter toute considération économique et sociale qui ne s'exprime pas dans un texte, toute solution qui n'est pas l'expression d'une volonté législative : « c'est dans le Code Napoléon qu'il faut étudier le Code Napoléon». Quant le texte paraît incomplet ou obscur, la faute en est à l'interprète qui « calomnie la loi » ; car « si le texte paraît silencieux à celui qui n'en fait
qu'une lecture légère, les principes qu'il établit sont éloquents pour celui qui a soin de les méditer». Et en effet Proudhon, dit Du Caurroy dans la Thémis « cherche partout des principes».
Source : Gallica

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