Arrêt (justice)

Définition et enjeux

Antoine-Georges Blanche,  Études pratiques sur le Code pénal… (1861-1872)

“ L'arrêt de condamnation est-il annulé, la culpabilité de l'accusé ou tout au moins l'application de la peine est remise en question; en un mot, la condamnation est effacée ; il n'en reste plus rien ; l'oeuvre de la justice est à recommencer. Si, sur le nouveau débat, il y a acquittement ou absolution, l'accusé recouvre sa liberté, et conséquemment n'a pas de peine à subir. Si, au contraire, il est de nouveau condamné, il pourra faire sur ce second arrêt ce qui lui a été permis de faire sur le premier; il peut se pourvoir ou ne pas se pourvoir. ”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue,  La Bonne aventure

“ Si elle fait des révélations précises qui aient le cachet de la vérité, le magistrat que je délègue les recevra, les pèsera, et si, dans sa conscience, il les trouve capables de faire soupçonner la justice d’erreur, je l’autorise à suspendre l’exécution de l’arrêt ; sinon... cela est fatal... le jugement suivra son cours. ”
Source : Wikisource

Limouzineau,  De la législation et de l'administration de la justice ou Des réformes législative et judiciaire (1863)

“ Etrange contradiction de l'esprit humain! logique bien plus étrange encore! On respecte, on honore le magistrat qui prononce un arrêt de mort, on le félicite même sur la fermeté dont il a fait preuve dans cette circonstance, en remplissant son pénible mais impérieux devoir, puis on a une
répulsion instinctive pour le bourreau qui met ses arrêts à exécution.
”
Source : Gallica

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