Résumé

Élie Boutaud Des contrats de la femme avec les tiers dans l'intérêt du mari… (1896)

On peut craindre que le mari n'agisse sur elle pour l'amener à sacrifier sa fortune à son profit. Ce danger ne se fait pas sentir tant que la femme confond sa personnalité avec celle de son mari et ne possède rien en propre. Mais il existe dès que la femme a un patrimoine, qu'elle peut valablement obliger. Le législateur ne doit-il pas intervenir pour rendre impossibles les abus d'influence du mari ou du moins en diminuer l'effet? Ne doit-il pas spécialement soumettre l'intercession de la femme au profit du mari à des formalités protectrices ou même la prohiber complètement?
Source : Gallica

Élie Boutaud Des contrats de la femme avec les tiers dans l'intérêt du mari… (1896)

Les législations modernes des États civilisés en sont arrivées à cette étape de l'évolution, où la femme jouit à peu près des mêmes droits civils que l'homme. Elle a sa part du patrimoine domestique, et peut en disposer librement. La tutelle des femmes n'est plus guère qu'un souvenir.
Mais par un contraste frappant, le droit moderne qui a complètement affranchi la femme, tant qu'elle est en dehors des liens du mariage, l'a au contraire, dans la plupart des pays, soumise à la puissance maritale. L'incapacité du sexe commence avec le mariage et finit avec lui.
Source : Gallica

Élie Boutaud Des contrats de la femme avec les tiers dans l'intérêt du mari… (1896)

On sait en effet que le régime matrimonial de droit commun dans les États qui se sont le plus inspirés des traditions germaniques et de l'ancien mundium est le régime sans communauté (3) d'après lequel le mari a l'administration et la jouissance des biens de la femme, mais n'en peut disposer sans son consentement.
C'est celui que le projet de Code civil consacre comme régime de droit commun. Dans la conception qu'on s'en fait, la femme mariée ne devient pas incapable.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature