Adolphe-André Sautayra Conseils aux prêteurs sur hypothèques et aux acquéreurs d'immeubles pour éviter les vices de la législation française… (1830)

En effet, n'est-il pas incontestable qu'aucun législateur ne peut créer ni la propriété ni l'obligation ; il les sanctionne, il les conserve; car c'est la raison, c'est la conscience qui commandent autant aux législateurs qu'aux peuples. Ce n'est pas la loi qui enfante le droit, qui lui est préexistant; le but du législateur, en émettant une loi, est de revêtir le droit de formes propres à le mettre en exécution.
Source : Gallica

Adolphe-André Sautayra Conseils aux prêteurs sur hypothèques et aux acquéreurs d'immeubles pour éviter les vices de la législation française… (1830)

A la propriété sont attachées des actions réelles: ainsi, quand on transfère la propriété, on cède aussi les actions réelles , c'est la suite du droit absolu qu'on a sur la chose ; tandis qu'au contraire, lorsqu'on a seulement un droit à une chose , c'est-à-dire qu'on est créancier en vertu d'une obligation de livrer, alors on a simplement une action personnelle contre le débiteur pour le contraindre à livrer la chose, c'est-à-dire à opérer la translation de propriété.
Source : Gallica

Adolphe-André Sautayra Conseils aux prêteurs sur hypothèques et aux acquéreurs d'immeubles pour éviter les vices de la législation française… (1830)

La meilleure loi est celle que tout le monde connaît, celle que l'on applique et que l'on interprète journellement et depuis longues années, en un mot, celle à laquelle chacun est habitué d'obéir. Cet adage de droit devenu banal : Nemo censetur ignorare legem, est, sous ce rapport, autant une réponse vraie, juste et raisonnable pour celui qui est lésé, qu'il est la sauvegarde , la garantie de la liberté civile.
Source : Gallica

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