Résumé

A. Maurize Des Conditions de l'ordre social en France et en Europe… (1849)

Le despotisme n'est donc qu'une circonstance anormale, qu'un fait purement relatif dont on ne peut pas juger par comparaison d'une société à une autre société, lorsqu' elles ne sont pas semblables. Et il est certain , malgré le charlatanisme et l'illusion des mots, qu'il n'y a pas une seule nation en Europe, je n'en excepte ni la Russie ni la Turquie, où le despotisme soit aussi énorme, aussi intolérable, aussibrutal, qu'il l'est en France aujourd'hui, et qu'il l'a été surtout sous la première république.
Source : Gallica

A. Maurize Des Conditions de l'ordre social en France et en Europe… (1849)

Or une nation ne peut rien attendre de bon d'une capitale emprisonnée et bouillonnante au milieu des donjons ; elle ne peut être portée qu'à s'en défier et à s'en détacher.
Il serait superflu de démontrer que les fortifications de Paris sont tout à fait inutiles au maintien de l'ordre intérieur et de la paix publique. Il est visible au contraire, pour peu qu'on y réfléchisse attentivement, qu'elles offrent les dangers les plus sérieux, les plus imminents. Du jour où elles seront armées entièrement, Paris sera à la veille d'une destruction complète.
Source : Gallica

A. Maurize Des Conditions de l'ordre social en France et en Europe… (1849)

Il est bien vrai cependant, il est juste de le reconnaître, que le principe du Droit divin n'empêche pas toujours le despotisme, l'arbitraire et la tyrannie de s'exercer, mais il les condamne formellement ; il fournit en outre le moyen d'en juger, et s'oppose avec force à ce qu'ils s'établissent ou se perpétuent indéfiniment ; il les réduit à n'être qu'un accident passager. Or, dans l'ordre politique, c'est tout ce que l'on peut désirer, parce qu'il est impossible de rien obtenir de plus , de quelque manière qu'on s'y prenne.
Source : Gallica

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