Résumé

Athanase Coquerel Varnhagen de Ense et le parti piétiste

Il accable les Français d’injures avec une rage insensée, en fanatique aveugle, et il étale un zèle patriotique, une jalousie pour la Prusse, pour l’Allemagne, qui sont choses tout à fait françaises. Il est persuadé que nous battrons tout le monde ; il soutient que Frédéric-Guillaume IV est le plus grand des capitaines, un génie militaire égal au grand Frédéric. C’est ainsi qu’il déclame, louant et blâmant tout d’une haleine.
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Athanase Coquerel Varnhagen de Ense et le parti piétiste

Le peuple allemand tout entier devrait regretter cette heure au lieu de l’acclamer, s’il avait autant de bon sens que l’ivrogne de 1814, car avec Paris tombe aux pieds du vainqueur le peu qui reste de liberté politique et de justice sociale depuis Hambourg jusqu’à Munich.
Varnhagen était trop éclairé pour ne pas redouter les triomphes du militarisme prussien. « On ne regarde plus, disait-il, la Prusse comme une patrie. On maudit ses succès au dehors, on déteste la vieille gloire de ses armes, qui n’est plus qu’un instrument d’oppression. »
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Athanase Coquerel Varnhagen de Ense et le parti piétiste

À plus forte raison, en temps de guerre, un certain nombre d’exécutions calculées peuvent servir. Le triomphe de la discipline tant vantée des Prussiens, c’est de déchaîner méthodiquement ou de contenir à volonté les passions cruelles, les mauvais instincts, même l’oppression. Tout ce qui se fait systématiquement est chez eux scientifique et trouve des admirateurs.
Une accusation banale sans cesse renouvelée contre notre littérature, nos arts, notre langage, est celle de frivolité ; mais en Prusse on n’a pas l’air de se douter que le pédantisme.
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