G. Lenotre,
Prussiens d'hier et de toujours
“ Berlin avait donc vu arriver, un jour, dans ses murs, une troupe de gens dépenaillés qu’on prit pour des montreurs d’ours et qui avaient été comme tels bâtonnés tout le long de la route, malgré les protestations de leur interprète, un pauvre diable d’Allemand, auquel le grand khan de Tartarie avait fait couper le nez et les oreilles. Ces vagabonds traînaient un cheval étique et boiteux qu’ils présentèrent comme un cadeau de leur puissant empereur au souverain de la Prusse, ainsi qu’une paire de pistolets rouillés que l’un d’eux portait solennellement. ”
