Résumé

Laurent-Vibert : Lyon, 1926 (1926)

“ Telle était l'idée générale dont Laurent-Vibert se sentait le
serviteur et qu'il aurait voulu largement répandre dans notre patrie troublée par des élans généreux et par des rêves vagues. Il sentait que, depuis la guerre, l'idéalisme avait faibli chez nous. Mais il savait par l'étude du passé que, sans idéalisme, la France est un corps sans âme, et il ne croyait pas que notre originalité dût se dissoudre dans l'Union des peuples de l'Europe. Il espérait, au contraire, que la clarté et l'esprit de la Méditerranée s'imposeraient à l'univers.
”
Source : Gallica

Laurent-Vibert : Lyon, 1926 (1926)

“ Il est cruel de songer qu'un esprit aussi délié que celui de Laurent-Vibert, un cœur aussi patriote ait été brusquement ravi à l'affection de ses amis et au pays qu'il servait si dignement. Par l'étendue et la variété de ses pensées, par sa tournure d'esprit toujours orientée vers la grandeur de la patrie, par son habileté d'observation, par ses qualités d'homme d'action et de prompt réalisateur, ce voyageur qui débutait dans la philosophie politique donnait les plus belles espérances à ceux qui croient encore au rayonnement de la France dans le monde. ”
Source : Gallica

Laurent-Vibert : Lyon, 1926 (1926)

“ « Rien n'est beau comme le Credo : je crois à la résurrection de la chair! ». Ainsi ce cœur incontenté poursuivait ses ascensions vers les cimes où, à l'instant de mourir, il s'est pacifié. Pacem summa tenent.
Ainsi s'est perfectionnée sans cesse la courbe de cette vie : Comme il arrive souvent aux riches et impulsives natures où le moi déborde et veut fructifier, Laurent-Vibert, tel jadis ce Maurice Barrès dont il chérissait la pensée, est parti de la glorification généreuse des droits de l'individu, l'apothéose des droits de l'homme étant, à le bien prendre, une manière de « culte du moi ».
”
Source : Gallica

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